interlude
10 février 2010Vous l’aurez remarqué, notre Blog connaissait quelques problèmes techniques ces derniers jours.
Le temps de remettre en ligne les articles de janvier, et tout sera rentré dans l’ordre.
Vous l’aurez remarqué, notre Blog connaissait quelques problèmes techniques ces derniers jours.
Le temps de remettre en ligne les articles de janvier, et tout sera rentré dans l’ordre.

N’étant livrés ni par les routiers, ni par RER, ni par Eurostar, les cadeaux devraient arriver à l’heure cette année…
Toute l’équipe de l’Observatoire Citoyen d’Ergué-Gabéric vous souhaite donc bon vent pour de joyeuses fêtes, pleines d’énergie !!!
On peut s’enivrer, tels des passagers du Titanic sur un air de musette, de slogans simples comme « tout est possible » et autres « yes we can ». Mais faut pas être sorti de Saint-Cyr pour s’en rendre compte, c’est la crise, la grosse crise, et à tous les niveaux!
C’est la crise économique, d’abord, à plus d’un titre: On voit bien, en circulant dans nos campagnes, que ça construit moins ; on voit bien, dans les magasins, que ça consomme moins ; on lit, on entend, que ça va mal pour les salariés, pour les chômeurs, pour les plus démunis. Pour les retraités. Pour les étrangers. Pour les jeunes… C’est la crise sociale.
C’est la crise idéologique, ensuite: Tout le monde sait bien, maintenant, que la crise économique a été provoquée par un système devenu fou, par l’avidité irresponsable de financiers. Tout le monde se doute que nous avons endetté jusqu’à nos petits-enfants pour sauver ce système sans mieux le réguler: les requins se sont déjà remis au travail!
C’est la crise écologique aussi, majeure, qu’on a pourtant vu arriver, en Bretagne, e
ntre pétrole, nitrates et algues vertes. Car le prix de notre système économique, c’est qu’il faut consommer toujours plus, donc produire toujours plus, donc entamer toujours plus nos ressources, et rejeter toujours plus de déchets… Ne voit-on pas que même la notion de « développement durable » n’est qu’un alibi qu’on se donne pour que ça dure encore un peu? Tout indique, jusqu’à présent en tout cas, qu’on aura étouffé la planète avant d’avoir eu le courage d’affronter nos tares…
C’est la crise idéologique, revenons y, parce que personne n’amène actuellement d’alternative crédible à l’ultra libéralisme, et parce que la gauche est atone sur ce sujet. On se voile la face avec un Obama, on le canonise déjà d’un Nobel, on se rendra compte, comme à Copenhague, que c’est une icône médiatique qui ne changera pas grand chose, un « people », comme Berlusconi, comme Sarkosy, comme Bush avant lui. C’est vraiment la crise idéologique, pour que des peuples votent pour ces personnages, et non plus pour des idées!
C’est la crise culturelle, d’ailleurs, le nivellement de la pensée vers le bas, la pensée unique,le simplisme. Avec leurs effets: les stéréotypes, la peur, le repli sur soi, le communautarisme. Il suffit de nous agiter un émigré ou un bon fait-divers pour nous faire voter bien comme il faut…
C’est la crise géopolitique. Parce que le système fait de plus en plus de dégâts partout dans le monde. Parce que quand on est pauvre, on va chercher la richesse là où elle est. Parce que la richesse, ça ne se partage pas encore: ça se prend, ça se défend… Mais aussi parce que le vide idéologique engendre des extrémismes de tout poil, et donc de la violence.
Il faut bien se le dire donc: cette crise touche notre manière de vivre à tous les niveaux. Elle est globale, systémique. Le monde va, d’une manière ou d’une autre, vers des bouleversements sans précédents, nous le savons, mais nous sommes incapables de prendre une décision, il n’y a pas de pilote dans l’avion.
En guise de constat, nous direz vous, voilà de quoi se mettre la tête dans le four à la place de la dinde! Pas vrai?
Eh ben pas tout à fait. Parce que de plus en plus de citoyens se réveillent, se regroupent, tentent de comprendre, puis d’agir.
Comme convenu, nous allons donc, dans quelques articles à suivre, proposer une analyse plus poussée de ces multiples aspects de la crise ambiante, un par un. Puis, pour rester concrets, nous tâcherons d’en dénicher les effets et les causes à Ergué-Gabéric même. Et enfin, nous proposerons des actions locales.
… c’est à la fois un peu l’heure des bilans pour l’année écoulée, et le temps de dessiner des voeux, des projets, des propositions pour l’année à venir.
Pour nous, l’année 2009 a été riche de prises de positions. Nous avons défendu des idées, nous en avons combattu d’autres, tout au long de l’année.
Mais, convaincu que pour progresser, il faut se remettre en question, le bureau de notre association se dit, à l’heure du bilan, que ces prises de positions gagneraient à être mieux expliquées. Et pas seulement dans le feu de l’actualité municipale.
Elles sont évidemment basées sur notre analyse de ce qui se passe autour de nous. Nous avons donc décidé, dans quelques articles à suivre, de soumettre au débat ces analyses de la situation politique actuelle.
Et, parce que l’Observatoire Citoyen n’a pas pour intention de cantonner ses apports aux temps de campagnes électorales, ces analyses nous amènerons naturellement, courant 2010, à formuler de nouvelles propositions.
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Des souvenirs... qui restent d'actualité...